Décès de Joël Cuzon du Rest

Nous avons appris avec tristesse le décès de Joël Cuzon du Rest qui a tant œuvré pour notre Association notamment en créant les Dîners de l’Association Bretonne

Ses obsèques ont eu lieu jeudi 4 mai à 14 h 30 en l’église de Saint-Philibert (56470).

Voici l’hommage rendu par Régis le Bouteiller, président d’honneur de l’Association Bretonne : 

« L’Association Bretonne, que je représente ici aujourd’hui, puisque son président actuel est malheureusement à l’étranger, l’Association Bretonne est en deuil.

Vous en étiez, mon cher Joël, jusqu’à samedi dernier l’un de ses plus anciens membres. Vous étiez membre du Conseil depuis 1993 et vous en avez été récemment nommé membre d’honneur.

D’une ancienne famille de Cornouaille, vous avez manifesté tout au long de votre vie un amour profond pour notre Bretagne. Vous avez toujours voulu la faire vivre et la faire connaître.

Ainsi,  aviez-vous fondé à Paris le « Club de Bretagne » dont vous fûtes le Président pendant vingt ans. Puis, prenant votre retraite à Saint-Philibert, vous avez créé « les Dîners de l’Association Bretonne ».

Ces fameux dîners portaient haut les couleurs de la Bretagne. Ils avaient lieu régulièrement à Vannes autour de conférenciers de grande qualité que vous saviez sélectionner grâce à vos relations parisiennes et à votre immense culture bretonne. Vous offriez là l’excellence de ce que notre Association Bretonne avait pour mission d’apporter à ses membres.

Soyez-en une dernière fois remercié.

Notre prière s’associe aujourd’hui à celle de votre famille pour le repos de votre âme. Et nous vous demandons de bien vouloir, du haut du ciel, veiller sur notre Association Bretonne que vous aimiez tant. »

Journée de Pays du Haut-Léon

(Délégué : Benoît de Bergevin)

5 avril 2017

 

Avec plus de 90 participants, cette journée de pays a connu un grand succès.

Nous avons été accueillis dans les locaux de la Chambre de commerce et d’industrie de Morlaix.

Tout d’abord, le docteur Régis Pillet, ophtalmologiste (er), féru d’ornithologie et de photographie, nous a passionnés par un exposé sur Les oiseaux de la Baie de Morlaix. L’orateur nous a montré quel travail de camouflage et quelle patience il lui faut pour saisir sur le vif les différents aspects de la vie de ces oiseaux. Il nous a aussi montré son talent de sculpteur car il reproduit maintenant ce qu’il voit en trois dimensions dans du samba (bois africain).

Puis, Philippe Abjean ne nous a pas moins passionnés en nous parlant d’une grande mystique assez peu connue : Marie-Amice Picard née à Guiclan. Elle portait comme saint François d’Assise, Padre Pio ou Marthe Robin, les stigmates du Crucifié. De 1635 à sa mort, elle vécut à Saint-Pol-de-Léon où elle a été inhumée après être morte comme une sainte, le jour de Noël 1652.

À l’issue de cette communication, Philippe Abjean fut à l’honneur car l’Association Bretonne lui a remis un diplôme, accompagné d’un chèque de 1000 euros, pour l’ensemble de son œuvre : la relance du Tro Breiz ; les Chemins du Tro Breiz ; la Vallée des Saints. (Et bientôt la Cité de la Paix à l’abbaye de Langonnet.)

Les journalistes du Télégramme étaient là pour l’occasion :

On peut noter qu’il faut remonter à 1851 pour trouver la dernière remise d’un prix par l’Association Bretonne et il s’agissait d’un prix d’agriculture.

Après un bon déjeuner au restaurant L’Albatros situé tout près de la CCI, nous avons découvert avec admiration le travail du docteur Franck Zal qui a créé la société Hemarina, entreprise de biotechnologies qui développe des solutions innovantes (à base de molécules d’origine marine) destinées aux patients et aux industries de santé. Parmi ces solutions, un projet de « sang artificiel » (on devrait plutôt dire « transfert d’oxygène hémoglobinique ») obtenu à partir des vers marins, découverte qui serait une solution à la pénurie de sang dans le monde. La société vient de recevoir à New-York, le prix Creative Next, concours qui met en lumière les entrepreneurs les plus innovants.

Le Dr Zal nous a aussi fait part de ses débuts difficiles pour faire connaître ces produits innovants, et malgré le succès qu’il connaît maintenant, les freins administratifs rencontrés en France pour les diffuser. 

Nous vous recommandons vivement de consulter le site Internet d’Hemarina : http://www.hemarina.com/index.php?vrs=hemarina_francais

Malheureusement, compte tenu du grand nombre de participants, nous n’avons pas pu visiter leurs locaux.

De g. à d. : Régis Pillet, Philippe Abjean, Franck Zal, Benoît de Bergevin

Tro Breiz 2016

L’Association Bretonne était cette année encore présente au départ (Quimper) et à l’arrivée (Saint-Pol-de-Léon) du Tro Breiz.

(Cliquez sur les images pour les agrandir.)

2016-08-01 Tro Breizh 2

Lundi 1er août : à l’intérieur de la cathédrale de Quimper, trop petite pour accueillir les nombreux marcheurs.

2016-08-01 Tro Breizh 3

À la sortie de la messe (Jacques Dedeyan – Yves Guillaumot). Signe des événements actuels, des militaires armés encerclaient la place.

2016-08-01 Tro Breizh 5

Les marcheurs prennent le chemin de Saint-Pol-de-Léon

Tro Breiz arrivée St-Pol 1

« Le Tro-Breiz s’est terminé le 6 août en la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon, pleine, des gens étant même dehors. La messe était présidée par Monseigneur Dognin et co-présidée par Monseigneur Centène. D’après la presse nous étions 1500 marcheurs, j’ai marché de Guiclan à Saint-Pol. La procession des bannieres s’est déroulée du château de Kernevez (photo) à la Cathédrale. Seul, monsieur Joseph Verhoosel a répondu -derrière moi sur la photo- à mon appel. » (Benoît de Bergevin)

Tro Breiz arrivée St-Pol 2

A la sortie de la Cathédrale, beaucoup de gens sont venus admirer notre bannière. Parmi ces personnes, deux jeunes « trobreiziens » (photo) qui ont été très heureux d’être pris en photo avec notre bannière: ce sont les arrières petits-enfants de la fondatrice des ateliers le Minor.

Lien vers le site Internet du Tro-Breiz où l’on trouve des vidéos et des images :

www.trobreiz.com/phototheque2/index.php?art=2016_08_quimper_st_pol_j1

 

 

Journée du Pays de Rennes

(Délégué : Hubert Delorme)

2 avril 2016
« Sur les pas de Noël du Fail »

La journée de Pays a rassemblé 32 personnes qui ont fait la découverte de la commune de Saint-Erblon, au sud de Rennes, et de l’un de ses plus illustres citoyens du XVIe, à savoir Noël du Fail.

1 – L’église Saint-Erblon
Notre journée a commencé par la visite guidée de l’église par un bénévole de la paroisse. La ville de Saint-Erblon doit son nom au saint éponyme originaire du pays Rouennais. Né vers 645, il entre au monastère de Fontenelle près de Rouen avant de s’installer à l’abbaye d’Indre près de Nantes. Il décède vers 710, en ermite, dont les prêches sont très suivis. La paroisse de Saint-Erblon-du-désert est attestée dès 1030. L’église primitive a subi de lourdes restructurations aux XVIIe et XIXe. Elle garde de nombreuses statues et de beaux retables du XVIIe. L’année 1849 pour voir arriver des reliques du saint dans l’église. Ces reliques, placées actuellement près de l’autel nord, sont invoquées par les paralytiques et les sourds et muets.

Statue de Saint-Erblon2 – Le manoir de La Salle
Notre visite se poursuit au manoir de La Salle où nous sommes accueillis dans la cour fermée par Mme Momot-Courtois, propriétaire. Elle nous fait une complète introduction à l’histoire des lieux, transmis dans sa famille depuis le 15 mars 1774.
La première mention écrite du manoir de La Salle est un acte notarié de 1615 qui concerne l’acquisition des lieux par la famille Baudron.
L’ensemble architectural est en parfaite harmonie malgré quelques modifications au cours des siècles.
L’intérieur nous offre au rez-de-chaussée, deux belles salles principales avec du mobilier très intéressant et des portraits de famille. Ces portraits concernent principalement la famille Degland dont Jean-Vincent (1773-1841) après des études de médecine, deviendra botaniste à Rennes et en charge du jardin du Thabor.

Nous terminons la visite intérieure par l’orangerie avant de profiter du parc boisé.

Manoir de la Salle

3 – Présentation de Noël du Fail
À la fin du repas, M. Maillard, membre de l’Association Bretonne, nous expose de façon claire la vie et l’œuvre de Noël du Fail, gentilhomme du XVI ͤ (vers 1520-1591), en plein coeur de la Renaissance. Issu d’une vieille famille d’écuyers, Noël du Fail, dernier d’une fratrie de cinq enfants, part à Paris où il poursuit ses études avant d’entamer un tour de France des universités, dont il ressort licencié en droit. Il commence aussitôt sa carrière à Rennes où il finira conseiller au Parlement. Parallèlement à cette longue carrière, il trouvera un peu de temps pour se consacrer à l’écriture de quatre opus : Propos rustiques (1547 ; 13 chapitres), Les Baliverneries (1548 ; 5 chapitres), Arrêts et règlements du Parlement de Bretagne (1579), Contes et Discours d’Eutrapel (1585 ; 35 chapitres). Si les Arrêts et règlements sont une production professionnelle, les trois autres livres sont des tableaux savoureux et fidèles de la société d’alors, dans lesquels il aborde de nombreux sujets. (Voir le site http://www.lesamisdenoeldufail.fr/ pour de plus amples renseignements).

4 – Manoir Letard
Après un bref passage devant le château Letard, de construction XIXe, c’est aux abords de la maison natale de Noël du Fail, le manoir Letard, que nous retrouvons Pierre Maillard pour une envolée lyrique aux accents Renaissance, très appréciée de tout l’auditoire. La journée se termine par un pot de l’amitié et une séance de dédicaces de livres consacrée à Noël du Fail.

Groupe manoir LetardCette journée à été l’occasion de découvrir une commune des bords de Seiche et de mettre en avant Noël du Fail, personnage incontournable du XVIe par les écrits qu’il a produit et l’esprit libre qu’il nous a légué.

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Congrès SHAB

La Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne organise son Congrès annuel, les 1er, 2 et 3 septembre 2016 à Quimperlé.

Pour en connaître le programme, cliquez ICI.

2016-06 Congrès SHAB Quimperlé annonce

31 mars 2016 – Journée de Pays – Le Penthièvre

( Déléguée : Élisabeth Delafargue)

Journée du 31 mars 2016

Sous la conduite de Mme Jaouen, de l’Office de tourisme, la matinée a été consacrée à la visite du port du Légué, et l’après midi au vieux quartier de Saint-Brieuc, avec les commentaires détaillés de M. Gilbert Guyon et de M. René Rault qui a ouvert pour nous les portes de sa maison au 13 rue Fardel, une des plus anciennes de Saint-Brieuc.

LE PORT DU LÉGUÉ

Le port du Légué, où se jettent le Goüet et le Gouédic, n’est pas le port primitif de Saint-Brieuc. Selon la tradition orale, c’est le port du Valais qui était le port de la ville.
La première mention du havre du Légué est datée de 1423, dans une lettre de change de Jean V, duc de Bretagne, donnée à son épouse Jeanne de France, pour le négoce et la pêche à Terre Neuve.
Il devient, de par sa situation géographique, le point de départ et d’arrivée des bateaux marchands qui approvisionnaient la région.

À la fin du XIX ͤ siècle et au début du XX ͤ, les travaux d’aménagement du port vont s’accélérer. Des armateurs et des négociants vont favoriser le développement industriel et commercial du Légué : nouvelles lignes de chemin de fer et nouvelle ligne de transport maritime en direction des îles Anglo-Normandes, notamment pour le commerce de la pomme de terre.

Le port du Légué devient à la fois un port de pêche côtière et un port de commerce, commerce des céréales, de la toile, et des meules de moulin. Il est considéré comme un port refuge.
Il connaît son apogée au milieu du XX ͤ siècle.
Les graves crises économiques ont perturbé le trafic du port et on note une chute du trafic portuaire à partir de l’année 1985. Aussi, plusieurs projets d’extension du port du Légué ont été étudiés par la Chambre de Commerce, dont la réalisation en cours d’une grande digue à l’est et du troisième quai (84 mètres de long). Le port du Légué est aujourd’hui le port principal des Côtes-d’Armor et le cinquième port breton (trafic pour les bateaux de charge de 3 000 à 5 000 tonnes).
Il est devenu aussi un port de plaisance et un site départemental de réparation navale, en particulier pour les navires de pêche de fort tonnage (350 tonnes).
Notre visite du port du Légué se termine par l’évocation des prochains aménagements : la construction d’un quatrième quai et d’un grand terre-plein. Les travaux auront lieu en 2017 pour une mise en service en 2018. Ensuite le terre-plein de plus de 7 ha sera aménagé et comblé entre 2019 et 2024, pour un budget prévu de 10 millions d’euros.
Ce quatrième quai permettra d’accueillir des navires au tirant d’eau plus important ; ainsi le Légué pourra amarrer trois bateaux en même temps.

Port du Légué

VISITE DES VIEUX QUARTIERS DE SAINT-BRIEUC

A) La cathédrale

La cathédrale fut présentée en début d’après midi par Mme Jaouen qui en connaît tous les détails.
L’on peut se demander pourquoi la cathédrale fut construite à cet endroit où l’humidité a toujours posé des problèmes.

Cette humidité a entraîné des travaux de restauration importants qui ont débuté en 2009.
Ils ont concerné les parements intérieurs et extérieurs du cœur, du transept, et de la chapelle de l’Annonciation.

La rénovation électrique et l’éclairage ont suivi. Les travaux ont été réalisés sous la maîtrise de l’architecte en chef des monuments historiques. Et ils ont été pris en charge par l’État, propriétaire de l’édifice.

B) Le Pavillon de Bellescize

Monseigneur Régnault de Bellescize, nommé en 1775 au siège de Saint-Brieuc, fut surpris par la vétusté de l’ancien évêché et décida de reconstruire un nouvel édifice selon le plan ci-dessous.

Plan Pavillon de Bellescize

Ce plan montre en traits gras le pavillon qui fut réalisé. Il est précédé de son escalier extérieur à double révolution.

La Révolution mit un terme à cet important chantier. Par le vote de la loi du 2 novembre 1789, les biens du clergé furent mis à la disposition de la Nation, avant d’être vendus en six lots.

Pavillon Bellesize
Plus tard, Francisque Guyon (1838-1917), imprimeur éditeur et libraire à Saint-Brieuc, dont l’imprimerie jouxtait le Pavillon de Bellescize, en fit l’acquisition vers 1870.

La demeure est restée à ses descendants pendant presque un siècle, puisqu’elle a été vendue à la ville de Saint-Brieuc en 1966. La municipalité voulait y installer le musée, mais ce sont les services sociaux de la mairie qui occupent à l’heure actuelle le bâtiment.

C) L’actuelle place du général de Gaulle

Sous l’Ancien Régime, elle se nommait « place du pilori ».
 1° : l’Hôtel de Ville
À partir de 1609 la communauté de ville a fait l’acquisition d’une
« maison commune » et a siégé dans le manoir de la Grange. Ce sera le premier hôtel de ville de Saint-Brieuc, acheté pour 7 800 livres, appartenant à la famille Damar. C’est un hôtel particulier composé des deux corps de logis.

Dessin hôtel de ville Saint-BrieucSous la Révolution, les conseillers municipaux ont pris la suite de la communauté de ville, dans les mêmes locaux, devenus l’Hôtel de Ville.
En 1805, un incendie entraîne la cession de la « maison commune » au Département.
La ville fait l’acquisition de l’hôtel de Trégomar. Et l’Hôtel de Ville y est transféré.

2 ° : La maison Prud’homme

L’immeuble, dont la façade en pierres de taille occupe le côté sud de l’actuelle place du Général de Gaulle, fut édifié par Louis Jean Prud’homme, à partir de 1799. Il a remplacé l’ancienne maison des Porches acquise en 1783, pour y transférer son imprimerie, sa librairie et son logement.

3° : l’hôtel du Parc

Toujours sur la place du Général de Gaulle, apparaît l’hôtel du Parc, appelé aussi Quicangrogne, de cinq travées sur trois niveaux.

Dessin hôtel du ParcSous l’Ancien Régime, cet hôtel a appartenu aux Boisboissel, puis, par transmissions successives, aux Beauvoir qui ont émigré. Les biens furent saisis et vendus comme bien national. L’acquéreur fut Jean Poulain de Corbion, le dernier maire de Saint-Brieuc sous l’Ancien Régime.

C’est dans l’entrée de la propriété qu’il fut tué, dans l’ombre et sans témoins, le 5 brumaire an VIII (27 octobre 1799).

L’hôtel du Parc et ses quatre hectares et demi furent vendus par les héritiers de Poulain Corbion au Département.
Le préfet d’alors, Paul de Bagneux, devant loger l’évêque, fit donc un partage, laissant à celui-ci l’hôtel du Parc et une portion limitée de terrain. La majeure partie fut conservée par la préfecture qui ne disposait jusque-là que d’un modeste jardin. C’est Paul de Bagneux qui a fait tracer ensuite le parc de la préfecture.

L’hôtel du Parc est resté l’évêché de 1825 à 1905.

D) L’ancienne hostellerie des ducs de Bretagne
La dernière étape eut lieu chez M. René Rault, dans sa demeure familiale, qui avait été, entre le XVI ͤ et le XIX ͤ siècles, une hostellerie dont l’enseigne portait : « hostel des ducs de Bretagne », puis ensuite « hostel du chapeau rouge ».
Sur la façade est gravée l’inscription suivante: « ce présent bastiment fut commencé par Yvon Coullon le 7 mars 1572. »

La demeure fut classée « monument historique » en 1889, parmi les premiers classements de Prosper Mérimée. La plaque
« MH » figure à droite de la façade.
Plusieurs têtes couronnées sont descendues dans cet « hostel », dont Marie Stuart, Jacques II, les Grands Ducs de Russie et Joseph II, empereur d’Autriche.

Notre visite s’achève par la collection de gravures anciennes exposées dans la salle du rez-de-chaussée.

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28 avril 2016 – Pays du Poher

Journée du pays de Poher

28 avril 2016

1- Bon-Repos

Cette journée a rassemblé 47 personnes vers 9h30 au parking de l’abbaye de Bon-Repos, fondée en 1184 par Alain III de Rohan et sa femme à Saint-Gelven, au bord du Blavet et à l’ouest du lac de Guerlédan, désormais rempli après la vidange de l’été 2015.

La visite guidée par Estelle Salaün a permis de faire connaissance avec l’abbaye, rénovée depuis 1986, après la création de l’association des compagnons de l’abbaye de Bon-Repos.

Depuis septembre 2014, l’abbaye est devenue propriété du département des Côtes-d’Armor.

Pour en savoir plus, consulter le site internet : http://www.bon-repos.com/

Avant 1986, l’abbaye, abandonnée après la Révolution et devenue carrière de pierres, avait été envahie par une végétation importante, dont des arbres très hauts dans et auprès du cloître.

Après nettoyage, des murs ont été remontés, des toitures et des planchers ont été refaits pour permettre l’accueil des visiteurs, l’organisation d’expositions temporaires ou d’ateliers de découvertes pour les élèves des écoles et collèges.

Après la salle d’accueil, nous avons pu voir le cloître, dont la moitié a été reconstituée (il ne restait qu’une arche), puis la cuisine, les salles d’exposition et d’ateliers temporaires, ce qui reste de l’église abbatiale…

Des tablettes informatiques ont permis de voir en « réalité augmentée » la cuisine et son mobilier au XVIIIe siècle, l’église au XVIIIe siècle, et le porche dans sa configuration d’origine (il a malencontreusement été remonté à l’envers…)

01 Le porche d'entrée de l'abbayeLe porche d’entrée de l’abbaye

 

02 Les bâtiments restaurés autour du cloîtreLes bâtiments restaurés autour du cloître

 

03 La cheminée et le chauffe-plat de la cuisineLa cheminée et le chauffe-plat de la cuisine

 

04 Les restes du pigeonnierLes restes du pigeonnier et les installations de sièges pour les spectacles son et lumière de l’été

 

05 Les parties non reconstruites autour du cloîtreLes parties non reconstruites autour du cloître

 

06 Exemple de charpente rénovée à l'ancienneExemple de charpente rénovée à l’ancienne

 

07 L'étage au-dessus des salles d'accueil n'a pas été restauréL’étage au-dessus des salles d’accueil n’a pas été restauré

 

08 Le porche d'entrée côté intérieurLe porche d’entrée côté intérieur

 

2 – Allées couvertes de Liscuis

Dans la lande de Liscuis, sur la colline au nord de la vallée du Daoulas (ruisseau qui se jette dans le Blavet à l’ouest de l’abbaye), se trouvent trois allées couvertes, construites en grandes dalles de schiste gris. Peut-être étaient-elles couvertes autrefois par un revêtement de pierres et de terre formant des tumulus.

09 Une allée couverte de la lande de LiscuisUne allée couverte de la lande de Liscuis

 

10 Vue de côté d'une allée couverteVue de côté d’une allée couverte

 

3 – Les Forges des Salles

L’après-midi, la visite du village des Forges des Salles a été agréable et instructive : la visite des bâtiments et l’évocation du passé industriel et de la vie des habitants du village a été faite par Gilles du Pontavice, dont la famille est propriétaire du site et des forêts alentour. Le besoin de faire chauffer le haut-fourneau imposait de faire en forêt du charbon de bois, puisqu’il n’y avait pas de charbon dans la région.

Loin des bourgs, le village a hébergé jusqu’à 400 personnes, avec une école, une cantine pour les enfants et les ouvriers des Forges, une chapelle pour avoir le culte sur place… De nombreuses maisons hébergeaient les employés des Forges, et leur remise en état (à usage de gîtes) se fait peu à peu.

11 Les Forges des SallesLes Forges des Salles, la maison du maître des forges et les bâtiments proches

12 Le ruisseau qui fournissait de l'énergie aux machinesLe ruisseau qui fournissait de l’énergie aux machines ; le bâtiment qui hébergeait le haut-fourneau, aujourd’hui représenté par une maquette de taille réduite

13 Le cadran solaire donnait l'heure à tousLe cadran solaire donnait l’heure à tous, « /Imperat orbi/, il commande au monde »

14 Intérieur de la chapelle décoré pour les visitesIntérieur de la chapelle décoré pour les visites

15 Vue panoramique d'une partie importante des bâtiments

Vue panoramique d’une partie importante des bâtiments

 

4 – Manoir de Correc à Laniscat

Après la visite des Forges des Salles, nous allons vers le nord où nous sommes reçus par M. et Mme du Peyroux au manoir de Correc à Laniscat, rénové récemment par leurs soins.

16 Le manoir de Correc et ses deux toursLe manoir de Correc et ses deux tours de chaque côté de la porte d’entrée

17 Le bâtiment principal, augmentéLe bâtiment principal, augmenté d’une partie nouvelle à l’arrière au XVIIIe siècle

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