Journée du Pays de Rennes

(Délégué : Hubert Delorme)

2 avril 2016
« Sur les pas de Noël du Fail »

La journée de Pays a rassemblé 32 personnes qui ont fait la découverte de la commune de Saint-Erblon, au sud de Rennes, et de l’un de ses plus illustres citoyens du XVIe, à savoir Noël du Fail.

1 – L’église Saint-Erblon
Notre journée a commencé par la visite guidée de l’église par un bénévole de la paroisse. La ville de Saint-Erblon doit son nom au saint éponyme originaire du pays Rouennais. Né vers 645, il entre au monastère de Fontenelle près de Rouen avant de s’installer à l’abbaye d’Indre près de Nantes. Il décède vers 710, en ermite, dont les prêches sont très suivis. La paroisse de Saint-Erblon-du-désert est attestée dès 1030. L’église primitive a subi de lourdes restructurations aux XVIIe et XIXe. Elle garde de nombreuses statues et de beaux retables du XVIIe. L’année 1849 pour voir arriver des reliques du saint dans l’église. Ces reliques, placées actuellement près de l’autel nord, sont invoquées par les paralytiques et les sourds et muets.

Statue de Saint-Erblon2 – Le manoir de La Salle
Notre visite se poursuit au manoir de La Salle où nous sommes accueillis dans la cour fermée par Mme Momot-Courtois, propriétaire. Elle nous fait une complète introduction à l’histoire des lieux, transmis dans sa famille depuis le 15 mars 1774.
La première mention écrite du manoir de La Salle est un acte notarié de 1615 qui concerne l’acquisition des lieux par la famille Baudron.
L’ensemble architectural est en parfaite harmonie malgré quelques modifications au cours des siècles.
L’intérieur nous offre au rez-de-chaussée, deux belles salles principales avec du mobilier très intéressant et des portraits de famille. Ces portraits concernent principalement la famille Degland dont Jean-Vincent (1773-1841) après des études de médecine, deviendra botaniste à Rennes et en charge du jardin du Thabor.

Nous terminons la visite intérieure par l’orangerie avant de profiter du parc boisé.

Manoir de la Salle

3 – Présentation de Noël du Fail
À la fin du repas, M. Maillard, membre de l’Association Bretonne, nous expose de façon claire la vie et l’œuvre de Noël du Fail, gentilhomme du XVI ͤ (vers 1520-1591), en plein coeur de la Renaissance. Issu d’une vieille famille d’écuyers, Noël du Fail, dernier d’une fratrie de cinq enfants, part à Paris où il poursuit ses études avant d’entamer un tour de France des universités, dont il ressort licencié en droit. Il commence aussitôt sa carrière à Rennes où il finira conseiller au Parlement. Parallèlement à cette longue carrière, il trouvera un peu de temps pour se consacrer à l’écriture de quatre opus : Propos rustiques (1547 ; 13 chapitres), Les Baliverneries (1548 ; 5 chapitres), Arrêts et règlements du Parlement de Bretagne (1579), Contes et Discours d’Eutrapel (1585 ; 35 chapitres). Si les Arrêts et règlements sont une production professionnelle, les trois autres livres sont des tableaux savoureux et fidèles de la société d’alors, dans lesquels il aborde de nombreux sujets. (Voir le site http://www.lesamisdenoeldufail.fr/ pour de plus amples renseignements).

4 – Manoir Letard
Après un bref passage devant le château Letard, de construction XIXe, c’est aux abords de la maison natale de Noël du Fail, le manoir Letard, que nous retrouvons Pierre Maillard pour une envolée lyrique aux accents Renaissance, très appréciée de tout l’auditoire. La journée se termine par un pot de l’amitié et une séance de dédicaces de livres consacrée à Noël du Fail.

Groupe manoir LetardCette journée à été l’occasion de découvrir une commune des bords de Seiche et de mettre en avant Noël du Fail, personnage incontournable du XVIe par les écrits qu’il a produit et l’esprit libre qu’il nous a légué.

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Congrès SHAB

La Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne organise son Congrès annuel, les 1er, 2 et 3 septembre 2016 à Quimperlé.

Pour en connaître le programme, cliquez ICI.

2016-06 Congrès SHAB Quimperlé annonce

31 mars 2016 – Journée de Pays – Le Penthièvre

( Déléguée : Élisabeth Delafargue)

Journée du 31 mars 2016

Sous la conduite de Mme Jaouen, de l’Office de tourisme, la matinée a été consacrée à la visite du port du Légué, et l’après midi au vieux quartier de Saint-Brieuc, avec les commentaires détaillés de M. Gilbert Guyon et de M. René Rault qui a ouvert pour nous les portes de sa maison au 13 rue Fardel, une des plus anciennes de Saint-Brieuc.

LE PORT DU LÉGUÉ

Le port du Légué, où se jettent le Goüet et le Gouédic, n’est pas le port primitif de Saint-Brieuc. Selon la tradition orale, c’est le port du Valais qui était le port de la ville.
La première mention du havre du Légué est datée de 1423, dans une lettre de change de Jean V, duc de Bretagne, donnée à son épouse Jeanne de France, pour le négoce et la pêche à Terre Neuve.
Il devient, de par sa situation géographique, le point de départ et d’arrivée des bateaux marchands qui approvisionnaient la région.

À la fin du XIX ͤ siècle et au début du XX ͤ, les travaux d’aménagement du port vont s’accélérer. Des armateurs et des négociants vont favoriser le développement industriel et commercial du Légué : nouvelles lignes de chemin de fer et nouvelle ligne de transport maritime en direction des îles Anglo-Normandes, notamment pour le commerce de la pomme de terre.

Le port du Légué devient à la fois un port de pêche côtière et un port de commerce, commerce des céréales, de la toile, et des meules de moulin. Il est considéré comme un port refuge.
Il connaît son apogée au milieu du XX ͤ siècle.
Les graves crises économiques ont perturbé le trafic du port et on note une chute du trafic portuaire à partir de l’année 1985. Aussi, plusieurs projets d’extension du port du Légué ont été étudiés par la Chambre de Commerce, dont la réalisation en cours d’une grande digue à l’est et du troisième quai (84 mètres de long). Le port du Légué est aujourd’hui le port principal des Côtes-d’Armor et le cinquième port breton (trafic pour les bateaux de charge de 3 000 à 5 000 tonnes).
Il est devenu aussi un port de plaisance et un site départemental de réparation navale, en particulier pour les navires de pêche de fort tonnage (350 tonnes).
Notre visite du port du Légué se termine par l’évocation des prochains aménagements : la construction d’un quatrième quai et d’un grand terre-plein. Les travaux auront lieu en 2017 pour une mise en service en 2018. Ensuite le terre-plein de plus de 7 ha sera aménagé et comblé entre 2019 et 2024, pour un budget prévu de 10 millions d’euros.
Ce quatrième quai permettra d’accueillir des navires au tirant d’eau plus important ; ainsi le Légué pourra amarrer trois bateaux en même temps.

Port du Légué

VISITE DES VIEUX QUARTIERS DE SAINT-BRIEUC

A) La cathédrale

La cathédrale fut présentée en début d’après midi par Mme Jaouen qui en connaît tous les détails.
L’on peut se demander pourquoi la cathédrale fut construite à cet endroit où l’humidité a toujours posé des problèmes.

Cette humidité a entraîné des travaux de restauration importants qui ont débuté en 2009.
Ils ont concerné les parements intérieurs et extérieurs du cœur, du transept, et de la chapelle de l’Annonciation.

La rénovation électrique et l’éclairage ont suivi. Les travaux ont été réalisés sous la maîtrise de l’architecte en chef des monuments historiques. Et ils ont été pris en charge par l’État, propriétaire de l’édifice.

B) Le Pavillon de Bellescize

Monseigneur Régnault de Bellescize, nommé en 1775 au siège de Saint-Brieuc, fut surpris par la vétusté de l’ancien évêché et décida de reconstruire un nouvel édifice selon le plan ci-dessous.

Plan Pavillon de Bellescize

Ce plan montre en traits gras le pavillon qui fut réalisé. Il est précédé de son escalier extérieur à double révolution.

La Révolution mit un terme à cet important chantier. Par le vote de la loi du 2 novembre 1789, les biens du clergé furent mis à la disposition de la Nation, avant d’être vendus en six lots.

Pavillon Bellesize
Plus tard, Francisque Guyon (1838-1917), imprimeur éditeur et libraire à Saint-Brieuc, dont l’imprimerie jouxtait le Pavillon de Bellescize, en fit l’acquisition vers 1870.

La demeure est restée à ses descendants pendant presque un siècle, puisqu’elle a été vendue à la ville de Saint-Brieuc en 1966. La municipalité voulait y installer le musée, mais ce sont les services sociaux de la mairie qui occupent à l’heure actuelle le bâtiment.

C) L’actuelle place du général de Gaulle

Sous l’Ancien Régime, elle se nommait « place du pilori ».
 1° : l’Hôtel de Ville
À partir de 1609 la communauté de ville a fait l’acquisition d’une
« maison commune » et a siégé dans le manoir de la Grange. Ce sera le premier hôtel de ville de Saint-Brieuc, acheté pour 7 800 livres, appartenant à la famille Damar. C’est un hôtel particulier composé des deux corps de logis.

Dessin hôtel de ville Saint-BrieucSous la Révolution, les conseillers municipaux ont pris la suite de la communauté de ville, dans les mêmes locaux, devenus l’Hôtel de Ville.
En 1805, un incendie entraîne la cession de la « maison commune » au Département.
La ville fait l’acquisition de l’hôtel de Trégomar. Et l’Hôtel de Ville y est transféré.

2 ° : La maison Prud’homme

L’immeuble, dont la façade en pierres de taille occupe le côté sud de l’actuelle place du Général de Gaulle, fut édifié par Louis Jean Prud’homme, à partir de 1799. Il a remplacé l’ancienne maison des Porches acquise en 1783, pour y transférer son imprimerie, sa librairie et son logement.

3° : l’hôtel du Parc

Toujours sur la place du Général de Gaulle, apparaît l’hôtel du Parc, appelé aussi Quicangrogne, de cinq travées sur trois niveaux.

Dessin hôtel du ParcSous l’Ancien Régime, cet hôtel a appartenu aux Boisboissel, puis, par transmissions successives, aux Beauvoir qui ont émigré. Les biens furent saisis et vendus comme bien national. L’acquéreur fut Jean Poulain de Corbion, le dernier maire de Saint-Brieuc sous l’Ancien Régime.

C’est dans l’entrée de la propriété qu’il fut tué, dans l’ombre et sans témoins, le 5 brumaire an VIII (27 octobre 1799).

L’hôtel du Parc et ses quatre hectares et demi furent vendus par les héritiers de Poulain Corbion au Département.
Le préfet d’alors, Paul de Bagneux, devant loger l’évêque, fit donc un partage, laissant à celui-ci l’hôtel du Parc et une portion limitée de terrain. La majeure partie fut conservée par la préfecture qui ne disposait jusque-là que d’un modeste jardin. C’est Paul de Bagneux qui a fait tracer ensuite le parc de la préfecture.

L’hôtel du Parc est resté l’évêché de 1825 à 1905.

D) L’ancienne hostellerie des ducs de Bretagne
La dernière étape eut lieu chez M. René Rault, dans sa demeure familiale, qui avait été, entre le XVI ͤ et le XIX ͤ siècles, une hostellerie dont l’enseigne portait : « hostel des ducs de Bretagne », puis ensuite « hostel du chapeau rouge ».
Sur la façade est gravée l’inscription suivante: « ce présent bastiment fut commencé par Yvon Coullon le 7 mars 1572. »

La demeure fut classée « monument historique » en 1889, parmi les premiers classements de Prosper Mérimée. La plaque
« MH » figure à droite de la façade.
Plusieurs têtes couronnées sont descendues dans cet « hostel », dont Marie Stuart, Jacques II, les Grands Ducs de Russie et Joseph II, empereur d’Autriche.

Notre visite s’achève par la collection de gravures anciennes exposées dans la salle du rez-de-chaussée.

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28 avril 2016 – Pays du Poher

Journée du pays de Poher

28 avril 2016

1- Bon-Repos

Cette journée a rassemblé 47 personnes vers 9h30 au parking de l’abbaye de Bon-Repos, fondée en 1184 par Alain III de Rohan et sa femme à Saint-Gelven, au bord du Blavet et à l’ouest du lac de Guerlédan, désormais rempli après la vidange de l’été 2015.

La visite guidée par Estelle Salaün a permis de faire connaissance avec l’abbaye, rénovée depuis 1986, après la création de l’association des compagnons de l’abbaye de Bon-Repos.

Depuis septembre 2014, l’abbaye est devenue propriété du département des Côtes-d’Armor.

Pour en savoir plus, consulter le site internet : http://www.bon-repos.com/

Avant 1986, l’abbaye, abandonnée après la Révolution et devenue carrière de pierres, avait été envahie par une végétation importante, dont des arbres très hauts dans et auprès du cloître.

Après nettoyage, des murs ont été remontés, des toitures et des planchers ont été refaits pour permettre l’accueil des visiteurs, l’organisation d’expositions temporaires ou d’ateliers de découvertes pour les élèves des écoles et collèges.

Après la salle d’accueil, nous avons pu voir le cloître, dont la moitié a été reconstituée (il ne restait qu’une arche), puis la cuisine, les salles d’exposition et d’ateliers temporaires, ce qui reste de l’église abbatiale…

Des tablettes informatiques ont permis de voir en « réalité augmentée » la cuisine et son mobilier au XVIIIe siècle, l’église au XVIIIe siècle, et le porche dans sa configuration d’origine (il a malencontreusement été remonté à l’envers…)

01 Le porche d'entrée de l'abbayeLe porche d’entrée de l’abbaye

 

02 Les bâtiments restaurés autour du cloîtreLes bâtiments restaurés autour du cloître

 

03 La cheminée et le chauffe-plat de la cuisineLa cheminée et le chauffe-plat de la cuisine

 

04 Les restes du pigeonnierLes restes du pigeonnier et les installations de sièges pour les spectacles son et lumière de l’été

 

05 Les parties non reconstruites autour du cloîtreLes parties non reconstruites autour du cloître

 

06 Exemple de charpente rénovée à l'ancienneExemple de charpente rénovée à l’ancienne

 

07 L'étage au-dessus des salles d'accueil n'a pas été restauréL’étage au-dessus des salles d’accueil n’a pas été restauré

 

08 Le porche d'entrée côté intérieurLe porche d’entrée côté intérieur

 

2 – Allées couvertes de Liscuis

Dans la lande de Liscuis, sur la colline au nord de la vallée du Daoulas (ruisseau qui se jette dans le Blavet à l’ouest de l’abbaye), se trouvent trois allées couvertes, construites en grandes dalles de schiste gris. Peut-être étaient-elles couvertes autrefois par un revêtement de pierres et de terre formant des tumulus.

09 Une allée couverte de la lande de LiscuisUne allée couverte de la lande de Liscuis

 

10 Vue de côté d'une allée couverteVue de côté d’une allée couverte

 

3 – Les Forges des Salles

L’après-midi, la visite du village des Forges des Salles a été agréable et instructive : la visite des bâtiments et l’évocation du passé industriel et de la vie des habitants du village a été faite par Gilles du Pontavice, dont la famille est propriétaire du site et des forêts alentour. Le besoin de faire chauffer le haut-fourneau imposait de faire en forêt du charbon de bois, puisqu’il n’y avait pas de charbon dans la région.

Loin des bourgs, le village a hébergé jusqu’à 400 personnes, avec une école, une cantine pour les enfants et les ouvriers des Forges, une chapelle pour avoir le culte sur place… De nombreuses maisons hébergeaient les employés des Forges, et leur remise en état (à usage de gîtes) se fait peu à peu.

11 Les Forges des SallesLes Forges des Salles, la maison du maître des forges et les bâtiments proches

12 Le ruisseau qui fournissait de l'énergie aux machinesLe ruisseau qui fournissait de l’énergie aux machines ; le bâtiment qui hébergeait le haut-fourneau, aujourd’hui représenté par une maquette de taille réduite

13 Le cadran solaire donnait l'heure à tousLe cadran solaire donnait l’heure à tous, « /Imperat orbi/, il commande au monde »

14 Intérieur de la chapelle décoré pour les visitesIntérieur de la chapelle décoré pour les visites

15 Vue panoramique d'une partie importante des bâtiments

Vue panoramique d’une partie importante des bâtiments

 

4 – Manoir de Correc à Laniscat

Après la visite des Forges des Salles, nous allons vers le nord où nous sommes reçus par M. et Mme du Peyroux au manoir de Correc à Laniscat, rénové récemment par leurs soins.

16 Le manoir de Correc et ses deux toursLe manoir de Correc et ses deux tours de chaque côté de la porte d’entrée

17 Le bâtiment principal, augmentéLe bâtiment principal, augmenté d’une partie nouvelle à l’arrière au XVIIIe siècle

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20-04-2016 : Journée de Pays à Kerazan

20 avril 2016

Journée de pays Cornouaille atlantique de l’Association Bretonne

Manoir de Kerazan

Organisée de façon magistrale au manoir de Kerazan, près de Loctudy, par Jean Waton, délégué de pays Cornouaille atlantique de l’Association Bretonne, la journée du 20 avril 2016 fut consacrée aux deux fondateurs de l’Association bretonne, Jules Rieffel et Armand-René Maufras du Châtellier. La manifestation, en présence de Yann Kergall, président de l’association, a connu un grand succès dont témoigne la présence de près de 150 participants.

Deux temps forts se sont succédés lors de cette journée :

  • En matinée, le souvenir des deux fondateurs de l’Association bretonne fut évoqué de façon respective par Michel Germain pour ce qui concerne Jules Rieffel, et par Gilbert-Robert Delahayes pour Armand-René Maufras du Châtellier, avant la clôture sur une intervention du paléontologue Yves Coppens, élu la veille conservateur de Kerazan.
Y. Coppens et J. Waton

Y. Coppens et J. Waton (organisateur de la journée) Photo de Tugdual Andrieux

  • L’après-midi fut consacrée à la visite d’une part des collections du musée de Kerazan, d’autre part de l’église de Loctudy, avant le concert d’orgue donné par son titulaire Gwenael Riou.
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M. Pensec expliquant l’histoire de l’église de Loctudy.

  • Elle s’est terminée par l’accueil des membres de l’Association Bretonne par Henri des Déserts, au château de Kernuz, résidence d’Armand-René Maufras du Chatellier de 1842 à la fin de sa vie. Nicole du Chatellier, présente à cette journée, évoqua à cette occasion ses propres souvenirs liés à Kernuz.
Kernuz Y Kergall

Kernuz : Yann Kergall prend la parole devant Nicole du Châtellier (à gauche) et Henri des Déserts (au fond).

Jules RIEFFEL (1806-1886)

Né le 5 décembre 1806 à Barr, en Alsace, où son père Antoine-Joseph Rieffel est notaire et maire de la ville, il fait ses études secondaires à Strasbourg, à la mort de son père en 1816, préparant l’examen d’entrée à Saint-Cyr. Il renonce cependant à sa vocation militaire en raison d’un problème de surdité pour entrer à l’Ecole d’agriculture de Roville, fondée par Mathieu de Dombasle, en Meurthe-et-Moselle. Ce dernier, chimiste et agronome né à Nancy le 26 février 1777, s’inscrit par ses idées dans le courant des notables agriculteurs du XIXe siècle. Plus qu’un pédagogue, il est pour Jules Rieffel un père de substitution, au point d’écrire en 1830 une lettre de recommandation à Guillaume Henri Bourgault-Ducoudray (futur beau-père de Jules), pour lui dire l’estime et l’affection qu’il voue à son ancien élève : « parmi tous les anciens élèves de l’établissement de Roville, il n’en est aucun Monsieur pour lequel je conserve le plus sincère attachement que pour notre Jules Rieffel ».

Jules sort premier de sa promotion en 1828 et songe un temps à s’établir en Égypte. Le sort en décide autrement, du fait de la rencontre décisive au domaine de Verneuil, en Maine-et-Loire, de Charles Haentjens, propriétaire du domaine de Grandjouan, en Loire inférieure, qu’il acquit en 1822 et dont il entreprend le défrichement dans la perspective de son exploitation agricole. Les deux hommes décident d’un partenariat qui conduit Jules à s’installer à Grandjouan, comme directeur, en 1830, avant qu’une association plus formelle soit concrétisée par la création d’une société.

Jules Rieffel s’engage corps et âme dans ce projet dont son partenaire se retire dès 1831. Cette même année, il épouse Henriette Bourgault-Ducoudray dont le père Guillaume Henri est un négociant influent, président de la chambre de commerce de Nantes, cofondateur de la Banque de Nantes et de la Caisse d’Epargne, propriétaire du Château des Grezillières, à Saint-Sébastien. Par ce mariage, Jules bénéficie de l’entregent, des relations et de l’aide financière de son beau-père. Il a aussi pour beau-frère Adolphe Auguste Billault (époux de Françoise Bourgault-Ducoudray), saint-simonien, cofondateur de la société industrielle de l’Ouest, secrétaire d’État à l’agriculture et au commerce, puis ministre de l’intérieur de Napoléon III. Ce dernier publiera notamment en 1834 De l’éducation en France et de ce qu’elle devrait être pour satisfaire aux besoins du pays. Il est à noter que sa cousine, Marie-Claire Cadou, a épousé Just Derrien, dont le père est le propriétaire du château de Kerazan.

À compter de son mariage, le travail acharné de Jules consacré au développement du domaine de 500 hectares s’accompagne d’une intense activité marquée par la création de l’Ecole d’agriculture de Grandjouan en 1833 (grâce à l’obtention d’une aide du Conseil général et du Ministère du Commerce et de l’Agriculture) où il se propose de « former des ouvriers capables, de véritables contremaîtres ayant des connaissances élémentaires sans doute mais suffisantes pour mener à bien les travaux des champs ».

Outre son implication dans l’école, Jules Rieffel est l’instigateur du premier comice agricole de Nozay le 22 juin 1833. Nommé en 1837 membre du Conseil général d’Agriculture, il crée la revue Agriculture de l’Ouest de la France en 1839, qui lui permet notamment d’entrer en relation avec Armand du Châtellier. Entre-temps, l’école d’agriculture de Grandjouan devient Institut agricole de l’Ouest, par arrêté du 9 mars 1842, sous contrôle de l’administration désormais. L’enseignement veille à assurer une formation théorique et pratique.

Affecté par la perte d’un de ses fils en 1841, Jules Rieffel s’absorbe dans ses multiples activités, marquées notamment par la création en 1843, avec Armand du Châtellier, de l’Association bretonne (voir ci-après le paragraphe consacré à ce sujet).

Un arrêté du 11 novembre 1847 confère à Grandjouan le statut de « ferme école », impliquant l’extension de l’apprentissage à quatre années et l’inscription des modalités d’enseignement dans un programme national. Dans le même temps, le recrutement s’exerce par concours. En contrepartie, l’État attribue une dotation de 250 Francs par élève inscrit. L’engagement de l’État assure et pérennise le fonctionnement de l’école.

Les articles de référence qu’il publie conduisent Jules à être l’un des instigateurs du décret du 3 octobre 1848 sur les Etablissements d’instruction agricole. En 1881, il est mis à la retraite car bonapartiste et se retire à Rieffeland, près de sa fille, où il décède le 22 novembre 1886. Huit années plus tard, l’école sera transférée à Rennes où elle deviendra l’Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie de Rennes.

Armand René MAUFRAS du CHATELLIER (1797-1885)

Né le vendredi 7 avril 1797, place Saint-Corentin, à Quimper, fils de René Louis Armand du Châtellier, greffier du tribunal de Quimper, et de Reine Catherine Jeanne Le Bastard de Kerguiffinec, il conjugua une triple activité d’archéologue, d’historien et d’économiste.

Après ses études au lycée de Rennes, il entre dans une étude notariale à Quimper, avant d’être nommé aide-vérificateur des poids et mesures à Douarnenez. Ses idées politiques libérales se structurent dans sa fréquentation des membres d’une Chambre de lecture où les échanges se nourrissent de la presse parisienne. Devenu administrateur des douanes en affectation dans les Ardennes, cet éloignement est rendu nécessaire par sa participation imprudente à un banquet auquel participaient des députés finistériens de l’opposition.

Revenu à Douarnenez comme receveur des douanes, il épouse Alexandrine Paulymnie Huart le 28 octobre 1828, dont il aura trois enfants : Alice (1829-1902), Armand Paul (1833-1911) et Armande Marie (1838-1901). Sa carrière le conduit à Paris où il fréquente notamment le salon du comte Auguste Hilarion de Keratry.

Il conserve des attaches avec la Bretagne où de 1832 à 1844 il est le secrétaire de la Société d’émulation de Quimper et où il fait paraître en mai 1833, à Quimper, Mignon ar Labourer / L’ami du cultivateur (premier journal bilingue Français-Breton), après Les Annales bretonnes, publiées l’année précédente. En conformité avec son idéal de promotion sociale des ouvriers, il donne des cours d’histoire de la Bretagne, gratuitement, pour les sensibiliser à leurs droits et obligations, en même temps que pour leur faire connaître les progrès en matière d’industrie et d’agriculture. En 1836, il publie une Histoire de la Révolution dans les départements de l’ancienne Bretagne, en six volumes, puis l’année suivante l’ouvrage intitulé Recherche statistiques sur le Finistère. Il obtient en 1838 la fonction d’inspecteur des établissements de bienfaisance du Finistère. Sa production littéraire abondante le conduit à publier de nombreux articles historiques. Son implication dans la vie locale et sa notoriété lui valent en 1839 la direction du journal Le quimpérois qu’il exerce jusqu’en 1842. Il s’installe en 1843 au château de Kernuz dont il entreprend la restauration.

En 1848, Armand René Maufras du Châtellier est élu membre titulaire de la Société des sciences morales, lettres et arts de Seine-et-Oise, dont il restera membre correspondant à son retour définitif en Bretagne. En 1854, il se retire au château de Kernuz et publie l’année suivante le mémoire Enquête sur l’état de l’agriculture française en 1865, dont lecture est donnée à l’Académie des sciences morales et politiques. Maire de pont l’abbé du 16 février 1874 au 8 novembre 1877, il décède le 27 avril 1885 au château de Kernuz.

Jules RIEFFEL, Armand MAUFFRAS du CHATELLIER et la création de l’Association Bretonne

Les deux hommes font connaissance par le biais de leurs publications respectives sur les sujets agricoles, avant de se rencontrer et de s’apprécier. Comme le rapporte Armand Mauffras du Châtellier : « De ce moment [ma nomination de directeur du journal Le Quimpérois], j’eus des correspondances suivies avec plusieurs personnes de la Bretagne et notamment avec Mellinet, imprimeur, et commandant de la garde nationale à cheval de Nantes, avec Rieffel, directeur de l’institut agronomique de Grand-Jouan, avec le docteur Guépin, avec Billaut, député, et plus tard président de la chambre et ministre […]

Mon existence devint ainsi de plus en plus animée et m’offrit en 1843, le moyen de réaliser l’idée que j’avais conçue depuis longtemps, de créer pour les cinq départements bretons, comme cela avait été fait en Normandie par mon ami M. de Caumont, une réunion de toutes les sociétés de Bretagne où se condenseraient les efforts et les renseignements qui pourraient aider à développer les progrès de l’agriculture et le mouvement général des études. Fondée à Vannes en septembre 1843 sous le titre d’Association Bretonne, j’exposais dans une première réunion l’objet que je m’étais proposé en même temps que je signalais le concours bienveillant et empressé qui m’avait été donné de toutes parts et sans aucune réserve du côté des opinions et des partis qui se partageaient le pays depuis l’avènement du gouvernement de 1830. »

  • Notes et souvenirs : Archives de la famille Maufras du Châtellier, château de Kernuz, près de Pont-Labbé, publié à Orléans, typographie Ernest Colas, 1881, p. 67

Le premier congrès de l’Association Bretonne se tient à la Mairie de Vannes les 20, 21, 22, 23 et 24 septembre 1843, précisant l’objet de l’association dont le but est de « recueillir, sur l’agriculture des cinq départements de la Bretagne, tous les renseignements qui pourraient éclairer le pays et le gouvernement. L’objet était à la fois d’étudier les besoins et les ressources du sol, et d’arriver à connaître quelles sont les pratiques et les méthodes suivies dans chaque localité, les conditions les circonstances de chaque espèce de culture, et de signaler au gouvernement les encouragements et la protection dont notre agriculture et nos intérêts ont le plus pressant besoin. » À l’ouverture du congrès, Jules Rieffel prit la parole, rappelant que « la Bretagne insolite immense encore à l’état inculte. Il manque à ce sol de la fécondité, des capitaux, de la population, de l’industrie surtout. Un million d’hectares en landes ! Mais c’est la surface de deux départements sans production. De ces landes et des autres terres arables susceptibles d’amélioration, n’est-il pas possible de tirer des richesses nouvelles pour le bien-être des populations ? »

Congrès de Vannes

Yves COPPENS

Le célèbre paléontologue et paléoanthropologue, spécialiste éminent de l’évolution humaine, s’est livré à un brillant exposé en sept points rappelant de façon chronologique les périodes décisives de l’évolution de l’humanité et les principales caractéristiques de chacune de ces dernières.

Né le 9 août 1934 à Vannes, il évoqua également ses liens d’attachement profond pour la Bretagne, cadre de son enfance, de sa scolarité au lycée Jules Simon de Vannes, puis de ses premières investigations scientifiques. Après avoir accompagné ses parents à Clermont, dans l’Oise, alors que son père préparait une thèse de doctorat sur la radioactivité, au retour de ces derniers à Vannes, en 1944, s’éveille en lui son intérêt pour le passé, nourri notamment par ses lectures au musée et à la bibliothèque de la Société polymathique du Morbihan. Plus tard, ses recherches seront à l’origine de l’inventaire et de la description d’une soixantaine de sites paléolithiques, néolithiques, gallo-romains et médiévaux.

À son entrée au CNRS en 1956, il se spécialise dans l’étude du tertiaire et du quaternaire. Maître de conférences au Muséum national d’histoire naturelle en 1969, il découvrit en 1974 l’Australopithecus afarensis (familièrement dénommé Lucy). Professeur et directeur du Museum National d’Histoire Naturelle, il sera titulaire en 1983 de la Chaire de paléontologie et Préhistoire au collège de France.

Surtout, les leçons et les enseignements qu’il dispense au Collège de France interpellent les participants sur la question des origines de l’homme, dans une approche tant biologique, que culturelle et environnementale.

Le manoir de Kerazan

Propriété de l’Institut de France (au même titre que le domaine de Chantilly, le château de Langeais, le musée Jacquemart André ou que l’abbaye royale de Chaalis), le domaine de Kerazan fut légué à cette institution en 1928 par Joseph-Georges Astor. Après des études qui le conduisirent jusqu’à l’obtention d’un doctorat en droit, il renonça à une carrière publique en raison de sa surdité. Au décès de son père, il se consacra à la rénovation du manoir familial de Kerazan, poursuivant sous l’angle pictural la collection engagée par son père. C’est ainsi qu’y figurent des œuvres de Maurice Denis, Charles Cottet, Désiré-Lucas, Georges Desvallières, Lionel Floch, René Piot, Lucien Simon, Octave Guillonet, Georges Sabbagh, Adolphe Dechenaud et Théophile Steinlen. En complément, il partagea avec son père un même intérêt pour la faïencerie de Quimper et l’œuvre d’Alfred Beau, qui avait épousé l’une des filles de l’écrivain Émile Souvestre et qui appliqua son art pictural au domaine de la faïence. Directeur artistique de la faïencerie Porquier, à Quimper, Beau se spécialisa dans la représentation de scènes traditionnelles bretonnes (fêtes, pardon, mariage, etc.). Son violoncelle en faïence, propriété de Kerazan, obtint une médaille d’argent à l’exposition universelle de 1878.

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Kerazan : Vue de la salle à manger. Au fond, une vitrine présentant des faïences rares.

Le manoir est entouré d’un parc de 5 hectares, lui-même enclos dans un ensemble de terrains agricoles et forestiers. Proche de Loctudy, sur la route qui mène à Pont-l’Abbé, le manoir se trouve à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de Quimper.

Le château de Kernuz

Le dénouement de cette journée fut l’accueil fort aimable d’Henri Danguy des Déserts et de son épouse au château de Kernuz, près de Pont-l’Abbé. La visite du dernier domicile d’Armand René Maufras du Châtellier offrit aux participants l’occasion de se recueillir près de la petite chapelle où il repose. Le cofondateur de l’Association Bretonne avait une particulière affection pour ce lieu d’élection. Il en parle dans ces termes dans le petit ouvrage très personnel qu’il publia en 1881, intitulé Archives de la famille Maufras du Châtellier, château de Kernuz, près de Pont-Labbé.

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Le château de Kernuz

« Je termine par un dernier mot sur le château de Kernuz que j’ai rebâti en 1843, et qui est devenu l’habitation ordinaire de ma famille. Cette demeure qui fut une juveigneurie de la baronnie de Pont-Labbé, avec une basse justice, a été successivement occupé depuis le XIIe siècle par des gentilshommes dont quelques-uns suivirent du Guesclin jusque dans ses excursions en Espagne. Des monnaies en argent et en or du temps de Philippe Auguste, de Philippe Le Bel et de Louis le Hutin, trouvées sur place, ainsi que quelques pièces espagnoles du règne de Pierre Le Cruel, ne laisse aucun doute sur ce que nous avançons. Le château est resté entouré de ses murs d’enceinte de plusieurs corps de défense avec leurs meurtrières.

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Nicole du Châtellier évoquant ses souvenirs de Kernuz.

Quand les troubles de la Ligue survinrent à la fin du XVIe siècle, Kernuz se trouvait habitéé par des gentilshommes quittèrent résolument pour le parti du Roi contre les ligueurs. Des peintures à fresque dont il a été rendu compte avec quelques dessins, dans le Bulletin monumental de Monsieur de Caumont, en 1850, étaient restées sous les murs du vieux castel comme une satire contre le gros Mercoeur, chef des ligueurs. Kernuz a été occupé depuis par le chevalier Riou, du pays de Lannion, et la famille de Sclabissac dont deux officiers de marine étaient encore sur les lieux en 1784.

Acquis en 1817 par mon beau-père, M. Huard, je suis venu y demeurer en 1842, et je l’ai reconstruit à cette époque en lui conservant le caractère du XVe siècle, que de belles croisées indiquaient suffisamment. Le calme de l’étude et mon éloignement des fonctions publiques ont permis d’y créer une bibliothèque comprenant environ 3000 volumes. »

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Armes d’Armand du Châtellier (Chapelle de Kernuz)

 

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Congrès 2016 de l’Association Bretonne

24, 25 et 26 juin 2016

Congrès de l’Association Bretonne, à Lannion

Salle des Ursulines

5 place des Patriotes, 22300 – Lannion

(parking gratuit à proximité)

Thèmes du congrès 2016 :

  • Lannion et les Télécoms
  • La langue bretonne aujourd’hui
  • Trégor – Histoire et Préhistoire

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Pré-programme au 29 mars :

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En savoir plus :

Office de Tourisme de la côte de granit rose

  • 2, quai d’Aiguillon
  • 22300 – Lannion
    • Tél. 02 96 05 60 70
    • Fax. 02 96 37 19 64
    • E. mail: infos@ot-lannion.fr

Guide des hébergements

Ce guide mentionne notamment :

  • Hôtels (16), résidences hôtelières (5), villages vacances (3) ;
  • Centres d’hébergement, auberges de jeunesse, agences de location ;
  • Chambres d’hôtes (32), gîtes d’étape (6), meublés (144).

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Un peu d’histoire

Fête de la Bretagne : 14 au 22 mai 2016

Comme le rappelle la Région Bretagne, ce sont chaque année plus de 150 manifestations culturelles et conviviales qui se déroulent en Bretagne, en France et dans le monde, à la mi-mai.

Fête de la Bretagne

Trente-six événements ont été sélectionnés pour cette année à la suite de l’appel à projets initié par la région en juillet 2015. Ce référencement leur assure une contribution financière du Conseil régional et une communication élargie. Ces manifestations souvent très différentes les unes des autres participent d’une même philosophie qui consiste à porter les valeurs de la Bretagne et a exprimer un lien avec le territoire. Les quatre valeurs mises en exergue sont le caractère festif et convivial de la manifestation, la valorisation créative de la Bretagne, la modicité des tarifs (accessibilité à tous) et la mutualisation des moyens utilisés.

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En savoir plus :

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Livre et lecture en Bretagne

Cet établissement public de coopération culturelle, créé en 2008 par la région Bretagne, les départements bretons et la direction régionale des affaires culturelles de Bretagne, inscrit son action dans la réflexion sur la place du livre alors même que ce dernier est confronté du fait du numérique et de l’Internet, à des changements sociétaux d’envergure. Son objectif est notamment de valoriser et de faire connaître les initiatives en faveur du livre et de la lecture en Bretagne. Il est tout à la fois un centre de ressources (lieu d’accompagnement et observatoire) et un outil de coopération entre acteurs du livre et collectivités territoriales.

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Manifestations littéraires en Bretagne

Comme le précise l’article quatre de ses statuts, l’établissement a pour mission :

  • d’encourager la présence des écritures contemporaines sur le territoire régional;
  • de susciter et coordonner des actions de promotion du livre, de la lecture et de la littérature auprès de la population et de publics particuliers ;
  • de mesurer et accompagner les évolutions de la chaîne du livre (industries culturelles, arts du livre, lecture publique et ressources documentaires) ;
  • de contribuer à la formation et à la professionnalisation des acteurs de la chaîne du livre ;
  • de mettre en oeuvre et coordonner des actions de coopération, animer les réseaux dans les domaines de la conservation, de la valorisation et de la diffusion des ressources documentaires et du patrimoine écrit et graphique, en complémentarité avec les institutions départementales, régionales et nationales (notamment les bibliothèques de l’enseignement supérieur, les bibliothèques d’intérêt régional et la Bibliothèque nationale de France).

 

L’établissement publie notamment les documents suivants :

Salons du livre en Bretagne

Métiers du livre

Elle réalise également un recensement chronologique des ouvrages qu’elle reçoit

Livre en breton

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