Journée du Pays de Rennes

(Délégué : Hubert Delorme)

11 avril 2017

Par une très belle journée, vingt participants ont découvert le pays castelgironais situé au sud est de Rennes. Le parcours prévu nous a emmenés déchiffrer l’histoire du château de Châteaugiron, dénicher la chapelle de la Rivière et enfin nous rendre compte de l’économie d’un produit à travers l’espace éco-chanvre de Noyal-sur-Vilaine. La ville de Châteaugiron est labellisée « Petite citée de caractère ».

Nous commençons par la visite du château de Châteaugiron, qui a constitué dans le passé une place forte de défense pour le duc de Bretagne. Notre guide de l’Office de Tourisme nous conte les premiers instants de ce qui deviendra la ville de Châteaugiron au fil des siècles. La lignée baronniale de Châteaugiron s’éteindra en 1427, faute d’héritiers. La ville passera aux mains des Malestroit, Rieux, Laval, d’Acigné et Cossé-Brissac qui la vend à la famille Le Prêtre de Lézonnet, qui la détiendra de 1701 à 1795. Les bâtiments aujourd’hui visibles sont principalement la tour du donjon, la tour cardinale, la tour de l’horloge, le corps du logis et la chapelle Sainte-Marie-Madeleine. Et c’est cette dernière qui retient particulièrement notre attention. Cette vaste chapelle castrale, devenue église paroissiale, puis cinéma, abrite désormais le Centre d’Art Contemporain avec des expositions gratuites. Sa restauration a duré de 2007 à 2015 et a mobilisé des crédits importants.

Ensuite, nous nous dirigeons vers la chapelle de la Rivière, sise à Domloup, à moins de 3 kms de Châteaugiron. Elle aussi a été édifiée par les premiers seigneurs de Châteaugiron, probablement au XIIIe siècle pour invoquer la protection de la Bienheureuse Marie. Des messes quotidiennes y avaient lieu, sans doute jusqu’à la Révolution, ainsi que des pèlerinages depuis des temps immémoriaux. Nous retrouvons M. Constant Deshommes, propriétaire qui décide avec son épouse de la restaurer de 1983 à 1995. Il faut dire que ce bel édifice reste le seul du XVe sur la commune. M. Deshommes raconte avec passion les aventures et la rénovation de ce lieu chargé d’histoire. La façade ouest de la chapelle est remarquable. On y distingue de nombreux éléments architecturaux. Depuis la remise en état, quelques processions et célébrations ont eu lieu. C’est à ces occasions que la statue récente de la Vierge tenant Jésus sur son bras, refait son apparition. Le logis est désormais transformé en gîte pour 4 personnes. La chapelle est inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis début 1973.

Nous rejoignons l’Espace éco-chanvre, dans ces nouveaux locaux depuis décembre 2013. Labellisé « Pôle d’Excellence rurale », il accueille les personnes désireuses de se renseigner théoriquement mais aussi dans la pratique de la culture du chanvre aujourd’hui. C’est l’occasion pour nous de nous (re)plonger dans l’économie d’un produit textile qui a été très largement cultivé et transformé sur de nombreux territoires de Bretagne du XVe au milieu du XIXe. Pour mémoire, Noyal-sur-Vilaine produisait les Noyales, Vitré, les Canevas, Locronan les Crées, Landerneau les Olonnes et en centre Bretagne, les Bretagnes. Madame Le Charlès, présidente de l’association « Les Noyales », nous guide avec érudition dans le parcours chanvrier parrainé par le navigateur Roland Jourdain. Toutes les parties de la plante sont utilisées. Aujourd’hui, un intérêt certain est porté à celle-ci. La Bretagne est bien placée pour la production de chanvre.

Après cette instructive visite, il est temps pour nous de passer au pot de départ et à la dégustation de cidre et de gâteau de chanvre.